Choix du statut

SASU ou micro-entreprise : comment choisir sa forme juridique

Par Marouane El Bahri--DavidPublié le 3 septembre 2026Mis à jour le 3 septembre 2026

Choisissez la micro-entreprise si vous démarrez seul, avec un chiffre d'affaires prévisible sous le plafond légal et peu de charges à déduire. Choisissez la SASU si vous prévoyez de vous associer, de lever des fonds, ou si vous voulez séparer clairement votre patrimoine personnel de celui de l'activité. Les deux formes se créent rapidement et peuvent démarrer une activité en quelques jours une fois le dossier déposé — la vraie question n'est pas la rapidité, mais la structure qui correspond à votre trajectoire.

Les deux statuts en un coup d'œil

Micro-entrepriseSASU
Nombre de personnes1 (statut individuel)1 (unipersonnelle, peut évoluer en SAS)
ResponsabilitéPatrimoine personnel protégé de plein droit (hors caution)Limitée aux apports au capital social
Régime socialTravailleur indépendant, cotisations en % du CA encaisséAssimilé-salarié, cotisations sur la rémunération versée
FiscalitéImpôt sur le revenu (barème ou versement libératoire)Impôt sur les sociétés (option IR possible 5 ans)
Plafond de chiffre d'affairesOui, révisé par la loi de finances — vérifier le montant en vigueur sur service-public.frAucun
Capital socialSans objetLibre, à partir de 1€
Formalités de créationDéclaration simplifiéeStatuts, dépôt de capital, immatriculation au guichet unique INPI

Comment choisir en 4 étapes

1. Évaluer le chiffre d'affaires attendu

Si l'activité reste sous le plafond micro-entreprise et que la rentabilité repose sur peu de charges déductibles (peu d'achats, de matériel ou de sous-traitance), la micro-entreprise reste souvent la plus simple à démarrer : pas de comptabilité d'engagement, cotisations proportionnelles au chiffre d'affaires réellement encaissé.

2. Vérifier si un ou plusieurs associés sont prévus

Dès qu'un second associé, un investisseur ou une levée de fonds sont envisagés, la micro-entreprise est structurellement écartée — c'est un statut individuel. Seule une société (SASU puis SAS en accueillant un associé, ou SARL) le permet.

3. Mesurer le besoin de protection du patrimoine et de crédibilité

Une SASU offre une séparation patrimoniale plus nette (responsabilité limitée aux apports) et une image plus institutionnelle face à des clients grands comptes, des appels d'offres ou des partenaires bancaires, qu'une micro-entreprise.

4. Comparer le coût réel des deux régimes sociaux

Le régime le moins cher dépend du niveau de revenu visé, pas d'une règle universelle : simulez les cotisations sociales sur le chiffre d'affaires ou la rémunération prévue avant de trancher plutôt que de vous fier à une intuition.

Ce que Cofondo recommande en pratique

Il n'existe pas de bon statut dans l'absolu — seulement un statut cohérent avec votre trajectoire. L'agent Cofondo qualifie votre projet (activité, associés, chiffre d'affaires visé, besoin de financement) puis recommande une forme juridique adaptée, avant de préparer le dossier et de le déposer directement au guichet unique INPI.

Questions fréquentes

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Statuts, dépôt au guichet unique, immatriculation : l'assistant Cofondo s'occupe de tout, en discutant avec vous.

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